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L’éco-urbanisme face aux espaces non bâtis : l’enjeu de la mixité

M. Banzo & E. Valette

Par Elodie Valette - 30/01/2006

 

Cette communication a été présentée par E. Valette et M. Banzo au colloque "Développement urbain durable, ressource et gouvernance" qui s’est tenu à Lausanne les 21 et 22 septembre 2005.

Elle est l’une des premières réalisations concernant le travail engagé par les deux auteurs sur le traitement des espaces non bâtis périphériques par les politiques publiques à Bordeaux.

Dans ce travail, nous proposons, à travers l’exemple du projet de Parc Intercommunal des Jalles à Bordeaux (France), d’analyser le processus de production d’espace public visant à intégrer les espaces non bâtis au système métropolitain.

L’un des enjeux de la ville contemporaine semble en effet résider dans sa capacité à articuler espaces bâtis et non bâtis. La mise en œuvre actuelle d’une ville durable s’opère le plus souvent via deux types d’actions : densification de l’espace bâti d’un côté et préservation des espaces naturels ou agricoles résiduels de l’autre (Vanier, 2003). Ce type d’action si elle contribue à une gestion raisonnée de la croissance urbaine tend cependant à reproduire une ville fragmentée, alternant espace bâti et non bâti, sans prise en compte de l’espace métropolitain comme système. Une approche transversale de la complexité de la ville contemporaine nécessite cependant la prise en compte de l’articulation des différents éléments du système urbain et de leurs relations.

S’avère ici opératoire la valorisation d’une politique d’interface et de mixité versus une lecture de l’urbain repro-duisant et systématisant les discontinuités d’un tissu urbain morcelé. Cette volonté de créer du lien urbain apparaît particu-lièrement adaptée à la gestion des espaces périphériques, espaces flous, indéterminés, dont les modalités d’intégration à la dynamique urbaine constituent un enjeu crucial. La production d’espaces publics ou partiellement publics par les politiques urbaines constitue dans ce contexte l’une des tentatives de réorganiser un ensemble d’espaces juxtaposés aux fonctions et aux usages multiples.

Dans ce contexte, le parc urbain semi-public des Jalles a pour double objectif de favoriser, par l’aménagement de la rivière Jalle, la maîtrise de l’eau dans une vaste zone à risque d’inondation, et de maintenir une des dernières « coulées vertes » de la proche banlieue bordelaise. Transversalité et mixité sont les maîtres mots d’un projet véritablement territorial qui vise à construire une proximité organisée (Torre, 2004) entre divers espaces aux fonctions et usages diversifiés. L’unité de lieu doit l’emporter sur l’éclatement des fonctionnalités.

La charte du Parc, validée en 2000, a été signée par 7 communes . Elle n’a cependant pas réussi à générer un sens col-lectif et des actions concrètes. Nous proposons ici une analyse de cette stagnation à travers une approche des notions de mixité et de transversalité. La complexité des actions que leur mise en œuvre nécessite révèle à maints titres la difficulté de développement d’un projet territorial métropolitain et souligne les enjeux d’un développement plus durable de la ville contemporaine.

Pour plus d’informations, téléchargez ici le texte complet de la communication.

 

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Communication à Lausanne (final) - 339.5 ko

 

 

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